
Le karate traditionnel est né à okinawa. Ce documentaire vous présente ce karate de l'ancien temps, loin de l'univers de la compétition.
Ne connaissant pas vraiment de style, il s'agit plutôt d'une approche particulière du karate et du kobudo.
Ce film vous plonge dans la culture okinawienne, berceau du karate traditionnel et du kobudo, en vous immergeant dans un univers fait de rencontres, de recherches et de mystères.
Au travers du témoignage de deux grands maîtres, maître Seisuke ADANIYA et maître Hiro ITO, on découvre l'application de préceptes ancestraux dans la vie moderne.
Okinawa, terre d’origine du kobudo et du karate a construit sa renomée autour des arts martiaux, vecteurs de traditions profondément ancrées les mentalités de sa population.
En 1409, le roi Shô Hashi unifie les territoires d’okinawa et interdit la possession des armes par crainte de révoltes populaires. Ces interdictions contraignent les habitants à développer un mode de combat éfficace afin de pouvoir repousser les envahisseurs. C’est la naissance du Kobudo.
Les techniques de combats inspirées des méthodes de combats chinoises étaient enseignées à l’origine par les nobles de la cours royale à leur rares éléves triés sur le volet.
Au début du 20eme siecle le karate à commencer à se développer à Okinawa pour emigrer vers le japon, on parlera ainsi de tote, d’okinawa te et enfin karate.
La pratique du karate traditionnel s’effectue dans une perspective defensive, et consiste à mettre rapidement l’adversaire hors d’etat de nuire.
L’ultime recherche du karate traditionnel passe par la perfection du geste. la technique consiste à être le plus précis possible pour être puissant et rapide tout en canalisant son énergie.
Les karateka utilisent les katas pour simuler une situation réelle de combat contre plusieurs adversaires. Ces katas sont un enchainement de techniques de bases, et peuvent être différent d’un style à l’autre. Les karateka les répètent sans cesse dans le but de se rapprocher de la perfection.
Le kata à été créé pour que le karateka puisse s’entrainer tout seul dans un combat imaginaire contre un ou plusieurs adversaire. La pratique des katas ne demande pas de partenaire et permet de travailler toutes les techniques de bases du karate.
Le geste doit ainsi être appris pour devenir un réflexe en situation réelle. L’application des techniques d’un kata s’appel un bunkaï.
En revanche, le bunkai est un exercice avec un partenaire. Dans cet exercice on se défend dabord contre une attaque de l’adversaire, ensuite on contre attaque. C’est pour acquérir ces reflexe que l’on fait des bunkai.
Le deuxieme arts martial olinawaien est le kobudo. Privés des armes traditionnelles (classiques), les okinawaiens qui étaient pour la plupart pécheurs et agriculteurs devaient se défendre avec ce qu’ils avaient à leur disposition, leurs outils agricoles ou leurs intruments de peche. Ils développèrent ainsi une technique trés particulière de défense donnant naissance à ce que l’on appel aujourd’hui les armes du kobudo.
Le baton appelé bô est la premiere arme du kobudo. C’est le premiere apprentissage dispensé à un disciple. La simplicité de la confection de l’arme la rend accessible à tous. Il existe plusieurs catégories de techniques selon la taille du bo.
L’êku est une rame de bateau traditionnelle. Cette arme est utilisé par les pecheurs pour se battre contre les adversaire munient de saï ou de lance. Sa puissance est redoutable et son efficacité certaine.
L’origine du tonfa est encore incertaine. Cette arme a pu être créée en s’inspirant du manche d’une meule ou encore d’un ustensile de cuisine. On utilise cette arme par paire pour se défendre contre les armes tranchantes les lances ou encore les attaques de batons. Le tonfa développe une grande puissance qui paralyse l’adversaire. Les forces de polices américaine restèrent faciné lors d’une démonstration à okinawa par l’efficacité de cette arme. Elles l’adoptèrent et l’utilisent encore de nos jours comme de nombreuses polices à travers le monde.
Le saï est une arme à forme de corps humain qui a été transmise aux okinawaiens par les militaires chinois à l’epoque ou le commerce avec la chine était propère. Cette arme était souvent utilisé pour la défense personnel du roi afin de le protéger de la foule. On le manipule généralement par paire.
Le nunchaku est issu d’un fléau agraire qui servait à l’origine à séparer la graine des céréale de leur coce. Le nunshaku était beaucoup utilisé par les femmes puisque c’est à elle que revenait le traitement des graines récoltées.
Le kama est un outil encore utilisé de nos jours. Cette arme a toujours été considéré comme redoutable car sa lame peut se glisser dans tout les interstices des armures des guerriers. Aussi efficace que difficile à maîtriser, l’apprentissage de cette arme ne se fait qu’a un stade avancé. L’attaque la plus spectaculaire mais néanmoins la plus difficile est la décapitation.
Les arts martiaux sont ainsi inscrits dans la culture okinawaienne et son reconnus comme des discipline et non comme des sports. La pratique des arts martiaux est régie par des règles imposées par les grands maîtres. Ces grands maîtres ont le respect et l’admiration de tous. Leur savoir repose sur des années d’entrainement et des techniques dites secrètes. Ces secrets ne se transmettent que de maître à éléve une fois que celui-ci à la capacité de pouvoir comprendre ce que peut lui tranmettre son maître. Cela nécessite de trés longues années de pratiques incessantes.
Quand Okinawa était sous le règne de la dynastie des ryu kyu, il y a environ 400 ans. Seule l’aristocratie avait le droit d’apprendre le karaté. Un grand maître était donc respecté et perçu comme quelqu’un d’exceptionnel. Le karate s’etait développé sous l’influence ce chinoise en tant qu’art martial qui avait pour but d’assurer la protection de la famille royale.
Mais, suite à l’invasion du royaume par le seigneur du clan stsuma au 17eme siecle, le karate, arts martial à main nu, à commencer à voir son développement. Avec la disparition progressive de l’aristocratie, le karaté s’est popularisé. A partir de 1920 environ, le karaté a été présenté au reste du japon et enseigné dans de nombreuses université puis s’est propager dans le monde entier.
Autrefois les maître sélectionné soigneusement leur disciple. L’enseignement était réservé aux parents, aux amis proches ou à leurs fils qui pouvait suivre cette voie durant toute leur vie. Comme il ne demandaient pas d’argent, les disciples leurs apportaient des présents, souvent sous forme de nourriture. A cette époque la, le maître donnait des leçons particulières à son disciple dans le respect des traditions des arts martiaux traditionnel.
Maitre Adaniya Seisuke est née en 1949 à Hitoman sur l’ile d’okinawa dans une trés vieille famille d’agriculteur. Actuellement 8eme dan de karate et 8eme dan de Kobudo, il partage sa vie entre la recherche et l’enseignement.
Le karate shorin ryu est une école qui garde fidélement le karate traditionnel d’okinawa. Il a été l’un des proches de Shimpo matayoshi, 10 eme dan dans cette discipline et qu’il a suivi jusqu’a la fin de sa vie.
Maitre Shimpo Matayoshi a été considéré comme la plus haute autorité au monde en matiere de kobudo. Il est mort en 1999.
Maitre Shimpo Matayoshi était le fils de Shinko Matayoshi qui avait appris les arts martiaux et la médecine orientale pendant ses trois séjours en chine. Comme son pére avait une clinique fréquentée par de nombreux maitres des arts martiaux, Shimpo Matayoshi eu la chance d’avoir plusieurs maître et d’apprendre leurs différentes techniques. Ainsi aprés la guerre, il fit la synthèse des techniques existantes en kobudo et créa la fédération de kobudo d’okinawa. Aujourd’hui on pratique le kobudo de maitre matayoshi dans le monde entier.
Au début il m’a appris seulement le kobudo. Puis il m’a appris aussi le karate et en particulier le kata de hakaku, le kata de la grue blanche qu’il avait appris de maitres chinois.
Shuguro nakazato, 10 eme dan, est l’un des plus grand maître du plus vieux style de karate okinawaien, le shorin ryu. Cet homme de 86 ans enseigne quotidiennement et peut se vanter d’avoir former un certains nombre de disciple dont la réputation à largement dépassé le shorinkan.
Je l’ai choisi comme maitre parce que ses techniques m’ont impressioné, alors j’ai frappé a la porte de son dojo et je suis devenu son disciple à l’age de 15 ans. Je m’entrainais tout les jours dans son dojo.
Maitre nakazato était le disciple de maitre Chibana pendant de longues années. Maître chibana est le fondateur de l’école shorin ryu. Maitre nakazato est aujourd’hui l’un des doyens des karatekas. Il es trés respecté à okinawa.
J’ai pris mes deux maitres comme modèles, ils m’ont transmis la connaissance des techniques traditionnelles. Je suis sûr que ces traditions peuvent servir de référence dans notre société moderne. D’un point de vue technique, ils m’ont appris l’importance du respect des bases et des katas. Sur le plan moral, ils m’ont appris l’importance de s’affronter soi même. Leurs enseignements font partie de ma vie quotidienne.
Si on pratique des tsuki sans être relié, vous utilisé seulement la force des bras et du tronc, en veillissant, le coup sera de moins en moins fort. Si vous reliez la partie haute et la partie basse, alors vous utilisez la force du tandem, la puissance interne.
J’enseige le karate trditionnel au français. Je cherche à développer mon énergie interne source de la force. En général, l’homme s’affaibli physiquement au fur et a mesure qu’il veilli. Mais si on travail son énergie interne, elle se développe, ainsi on devient de plus en plus fort avec l’age. Mon but est donc de rester en bonne santé durant toute ma vie, tout en développant ma force interne.
En unifiant les différentes partie du corps, la resistance est beaucoup plus grande, et le bras et le corps font un, l’équilibre est bien meilleur on ne bouge plus. Le karate m’a appris à avoir un esprit fort et une resistance importante. Enseigner le karate en France c’est pouvoir transmettre une partie de la culture traditionnelle d’okinawa au français. Il est enrichissant de pouvoir faire des échanges culturels.
C’est le travail de recherche de puissance depuis l’energie interne et non pas depuis la puissance de la force externe provenant des muscles. La force extérieur s’affaibli avec l’age, mais quand on utilise l’énergie interne, on peut devenir plus fort avec le temps jusqu’a la fin de sa vie. A okinawa, vous trouvez par exemple des octagénéres trés forts. Grâce à la puissance de leur énergie interne.
Maitre Adaniya cherche constament à faire progrésser sont art à travers différentes rencontres. Maitre ito est 9eme dan de karate shorin ryu et pratique les arts martiaux depuis 55 ans. Il n’enseigne qu’a de rares occasion et consacre sa pratique à létude de techniques martiales traditionnelles. Il oriente sa recherche depuis 30 ans sur les application en combat de l’energie interne.
Maitre Ito est un ami. Il a une exélente connaissance du karate traditionnel du karate d’okinawa. Et une énergie interne trés puissante. Toutes les forces proviennent du tandem, centre de l’energie. Si vous arrivez a faire sortir les force du tandem, quelque soit votre aspect physique, vous pouvez avoir une puissance énorme.
Je voudrais ajouté que le samourai d’autrefois en se faisant arakiri détruisait son tandem. Ce qui était le plus important pour le samourai.
D’un point de vue purement sportif, on s’affaibli avec l’age, mais dans les arts martiaux l’age n’est pas important, plus n s’entraine plus on devient fort quelques soit l’age. Il faut que ce soit ainsi dans les arts martiaux, c’est la grande différence entre les arts martiaux et le sport. Je n’ai pas l’intention de transmettre mes connaissances à n’importe qui. J’aimerai enseoigner à quelqu’un qui veut consacrer sa vie au arts martiaux. Ceux qui veulent juste essayer le karate pendant 2 ou 3 ans ne m’interressent pas.
Maintenant il existe des chercheurs en arts martiaux dans le monde entier et qui pratique pour comprendre et développer la force provenant l’energie interne. Ces recherches permetteront donc d’expliquer ce qu’est l’energie interne. Certains croient que les techniques secrètes qui reposent sur l’energie interne sont mystérieuses, elles seront un jour prouvées par la science.